HIVER 2022 (21 & 28 mars, 4, 11 & 18 avril) Éric Falardeau, Jean-Charles Ray, Charlie Ellbé, Alexandra Dagenais, Simon Laperrière
Éric Falardeau – L’extase technique de la matérialité : horreur, effets spéciaux et corporalité (21 mars)
Les maîtres de l’effet spécial ont trouvé divers moyens de créer de faux corps propices à l’acharnement meurtrier. Le corps permet une immersion dans la fiction, mais la facticité des effets gore permet aussi la distanciation nécessaire à l’appréciation de la violence. Tout en étant artifice, le corps gore nous rappelle que nous ne sommes que matière en insistant sur tous ces déchets, ces organes, ces orifices et cette peau constamment épiés par la caméra. Que peuvent nous révéler les liens qui unissent effets spéciaux, matérialité et corporéité dans le cinéma de genre ?
Keanu Reeves est de retour dans « La matrice » pour une quatrième fois. « Résurrections » prend l’affiche dès la semaine prochaine (semaine du 20 décembre 2021).
QUI A TUÉ MARIE-JOSÉE? : un ‘true crime’ sur le meurtre sordide d’une top-modèle québécoise
Une série documentaire originale Crave disponible en français dès le 10 novembre 2021 et prochainement en version originale sous-titrée en anglais
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Dès le mercredi 10 novembre, Crave propose à ses abonnés QUI A TUÉ MARIE-JOSÉE?, une série documentaire sur le meurtre de la mannequin Marie-Josée St-Antoine. Au sommet de sa gloire, la jeune femme est retrouvée morte en 1982 à Manhattan. 40 ans plus tard, une équipe retourne sur les traces de cette affaire nébuleuse pour comprendre ce qui s’est passé.
QUI A TUÉ MARIE-JOSÉE? est une série originale Crave. La série documentaire de trois épisodes de 60 minutes est réalisée par Jean-François Poisson (LÉO-PAUL DION : CONFESSIONS D’UN TUEUR). Elle est produite par Attraction Images en collaboration avec Bell Média. Tous les épisodes sont disponibles en rafale dès le mercredi 10 novembre et bientôt en version originale sous-titrée en anglais.
J’ai rédigé ce texte l’année dernière (en mars 2020) pour la rétrospective Paul Verhoeven qui devait se tenir quelques mois plus tard à La Cinémathèque française.
Je suis extrêmement content de le voir enfin publié conjointement au cycle qui a été reporté cet été 2021.
Je suis très fier d’annoncer l’ouverture de la nouvelle exposition « Effets spéciaux », présentée au Musée de la civilisation à Québec, pour laquelle j’ai été consultant scientifique.
C’est une belle occasion de célébrer le talent d’ici tout en s’amusant en famille avec de nombreux dispositifs.
Bonne visite !
REVUE DE PRESSE
Ici première, C’est encore mieux l’après-midi, à 17 h 27
Aujourd’hui, parce que les « vrais » salons du livres avec des « vrais » auteurs et un « vrai » public nous manquent, Éric Falardeau, auteur de l’essai Le corps souillé, nous parle de salons du livre.
Au programme : Rencontres, discussions enrichissantes pour les auteurs, plus-value pour le public, tables rondes, hasard, découvertes… mais aussi Corps souillé, pornographie, fluides corporels et Cinémathèque française…
Présentateur et intervieweur : Jean-Marie Lanlo. Auteur invité : Éric Falardeau, auteur de l’essai Le corps souillé. Musique: GOLET’S. Slaves.
Le corps souillé est toujours disponible en libraire :
Je suis particulièrement fier d’avoir contribué au plus récent numéro de la revue de cinéma 24 images avec un texte historique sur le cinéma pornographique (« Kaléidoscope pornographique ») et une entrevue avec Bree Mills, l’une des cinéastes les plus influentes en ce moment.
J’ai également rédigé trois courts textes pour la section « Index » sur les films The Devil in Miss Jones (Gerard Damiano, 1973), 9 Songs (Michael Winterbottom, 2005) et The Raspberry Reich (Bruce LaBruce, 2004).
La notice sur le film de Damiano est en ligne ici.
Voici le texte : THE DEVIL IN MISS JONES Gerard Damiano / États-Unis / 1973 Justine, trentenaire vierge lasse de l’existence, se suicide. Malgré une vie exemplaire, ce péché lui vaut d’être envoyée en enfer où, dépitée, elle formule au diable une dernière requête : tant qu’à subir la damnation éternelle, autant avoir connu les plaisirs de la chair ! The Devil in Miss Jones est un des classiques de l’âge d’or du cinéma pornographique. Inspiré de Huis Clos de Jean-Paul Sartre, le film détonne par sa vision plutôt sombre du désir et de la sexualité. Si l’œuvre répond en grande partie aux horizons d’attente du spectateur, elle se distingue par la performance endiablée de Georgina Spelvin ainsi que par la réalisation austère de la scène du suicide inaugural, l’une des plus troublantes jamais filmées. Damiano distille un imaginaire judéo-chrétien empreint de culpabilité et de fatalisme qui élève le genre, et un malaise existentiel se dégage de l’ensemble, appuyé par des décors minimalistes, des dialogues dépouillés et la musique mélancolique d’Alden Shuman. – Éric Falardeau
Le numéro est disponible dans toutes les bonnes tabagies et librairies !
L’équipe de l’émission Les Sensibles diffusée sur les ondes de CISM 89,3 FM m’a invité à venir discuter du concept de « cinéma de genre », mais également de sa riche histoire au Québec.
Le lien pour écouter l’émission complète – et l’entrevue – en mp3 ou baladodiffusion est disponible directement sur la page de l’émission :
My first article in Spanish, written for the Mexican cultural magazine Revista Levadura.
Gracias a Alejandro Martínez Salinas por la invitación y la traducción. 🙂
« En un ensayo fundador en el que analiza los procesos de starificación en el medio cinematográfico, el sociólogo Edgar Morin señala que “la estrella es una mercancía total: no hay un centímetro de su cuerpo, una fibra de su alma, un recuerdo de su vida, que no pueda ser lanzado al mercado” (1972: 100). Si una de las principales características de la estrella es ser un producto consumible en todas sus formas, estamos tentados a decir que la estrella pornográfica es la estrella por excelencia. Filmada desde todos los ángulos, expuesta en cada rincón y grieta de su privacidad, la estrella X también se considera una mercancía vulgar que solo existe para ser ofrecida al público. Al menos, es la concepción que domina la imaginación popular. »