24 images : Sexe – Pour un cinéma subversif (No. 196)

Je suis particulièrement fier d’avoir contribué au plus récent numéro de la revue de cinéma 24 images avec un texte historique sur le cinéma pornographique (« Kaléidoscope pornographique ») et une entrevue avec Bree Mills, l’une des cinéastes les plus influentes en ce moment.

J’ai également rédigé trois courts textes pour la section « Index » sur les films The Devil in Miss Jones (Gerard Damiano, 1973), 9 Songs (Michael Winterbottom, 2005) et The Raspberry Reich (Bruce LaBruce, 2004).

La notice sur le film de Damiano est en ligne ici.

Voici le texte :
THE DEVIL IN MISS JONES
Gerard Damiano / États-Unis / 1973
Justine, trentenaire vierge lasse de l’existence, se suicide. Malgré une vie exemplaire, ce péché lui vaut d’être envoyée en enfer où, dépitée, elle formule au diable une dernière requête : tant qu’à subir la damnation éternelle, autant avoir connu les plaisirs de la chair ! The Devil in Miss Jones est un des classiques de l’âge d’or du cinéma pornographique. Inspiré de Huis Clos de Jean-Paul Sartre, le film détonne par sa vision plutôt sombre du désir et de la sexualité. Si l’œuvre répond en grande partie aux horizons d’attente du spectateur, elle se distingue par la performance endiablée de Georgina Spelvin ainsi que par la réalisation austère de la scène du suicide inaugural, l’une des plus troublantes jamais filmées. Damiano distille un imaginaire judéo-chrétien empreint de culpabilité et de fatalisme qui élève le genre, et un malaise existentiel se dégage de l’ensemble, appuyé par des décors minimalistes, des dialogues dépouillés et la musique mélancolique d’Alden Shuman. – Éric Falardeau

Le numéro est disponible dans toutes les bonnes tabagies et librairies !

Bonne lecture !

CINÉMANIAK : « 5 FILMS D’HORREUR QUÉBÉCOIS À SE TAPER AVANT LE 31 »

« Ce huit clos perturbant, nauséabond, à la limite du soutenable, se veut également une oeuvre beaucoup plus profonde que son histoire minimaliste et ses trainées de chair putréfiées ne puissent laisser croire. Éric Falardeau, auteur de l’ouvrage Le corps souillé : gore, pornographie et fluides corporels (2019), nous offre ici un film à la hauteur des éléments dits « underground  » explorés dans son ouvrage en question, et nous expose à sa capacité de les intellectualiser. Les effets spéciaux impressionnants de David Scheffer  et Rémy Couture fascinent presqu’autant qu’ils nous mettent mal à l’aise. Une lente descente aux enfers psychologique et viscérale, à ne regarder qu’après le souper d’Halloween, mais avant les bières décompressantes. »

À lire ici :

The Most Disturbing Horror Movies

https://www.ranker.com/list/most-disturbing-horror-movies/orrin-grey

« Depending on who you ask, Thanatomorphose will either « fascinate, aggravate, and impress, » or it’s « all grue, little substance. » No one will tell you that this 2012 Canadian body horror flick is something that you should watch on a full stomach. Even the film’s detractors say that it « ought to challenge even the most robust of gore fans when it comes to some of its nastiest moments. » 

For most of the film, it’s a one-woman show, as Kayden Rose plays Laura, a woman with a decaying personal life whose body abruptly begins to decay as well after a night of particularly rough intercourse. The bruises that she finds the next morning don’t fade. Instead, they spread and eventually become something much worse. While Rose may be the star, the « special effects are the true stomach-churning winner of the day, » according to Dread Central. »

Orrin Grey

[Je me souviens] Thanatomorphose: horreur corporelle

« Thanatomorphose est une œuvre exigeante qui n’est pas à la portée de tous. En plus d’être assez graphique, le rythme est lent et l’atmosphère est anxiogène. Ainsi, l’entièreté du long métrage se déroule dans l’appartement de Laura (Kayden Rose). À aucun moment notre regard se porte à l’extérieur. Même les rares fenêtres de l’endroit sont masquées ou hors-champ. La dépression dans laquelle s’enfonce la jeune femme est donc fortement ressentie par le spectateur (ce qui en fait un film difficile à voir, surtout en période de post-confinement). »

La suite ici :

« Evil Dead, le film préféré de Fellini ? » (Critique sur Les 400 culs)

Critique de mon dernier essai « Le corps souillé : Gore, pornographie et fluides corporels » sur le blog Les 400 culs du quotidien français Libération !

Le livre est toujours disponible en librairie ou sur commande au Québec ainsi qu’en Europe.

« Vous voyez les gros plans d’éjaculation dans le porno ? Eh bien, dans le gore, c’est pareil mais en rouge. Intitulé “Le corps souillé”, l’essai qu’Éric Falardeau consacre aux fluides corporels défend l’idée que sperme ou sang, peu importe : mépriser le porn ou le gore trahit la même haine du corps. »

La suite ici :

http://sexes.blogs.liberation.fr/2020/05/20/saviez-vous-quevil-dead-etait-le-film-prefere-de-fellini/ 

Under the Bed 2 – DVD Review – XBIZ.com

« That is some serious dedication from everyone involved and the audience should appreciate it. I was also really impressed with this scene’s roots. It felt like a re-imagined, pornographic expansion on “The Raft” from “Creepshow 2” and it was incredibly well done. »

Pour lire le reste de la critique : https://www.xbiz.com/movies/251142/under-the-bed-2

Le site de la série et pour visionner les épisodes en ligne : https://www.underthebed.com

Pour se procurer le DVD : https://www.adultdvdempire.com/2772256/under-the-bed-volume-2-porn-movies.html