Le corps souillé dans Le Monde

Les toilettes, dernier lieu de l’intime

Sujets tabous s’il en est, les fonctions de miction et d’excrétion provoquent souvent le dégoût. Mais le plaisir sexuel ne peut pas faire l’économie de la connexion avec les organes voisins, nous rappelle la chroniqueuse de « La Matinale », Maïa Mazaurette.

La suite ici :

https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/11/24/les-toilettes-dernier-lieu-de-l-intime_6020300_4497916.html 

Double lancement : I Confess: Constructing the Sexual Self in the Internet Age

https://www.mqup.ca/i-confess–products-9780773559103.php

Je participe à cette publication internationale avec un essai intitulé « Camming and Erotic Capital: The Pornographic as an Expression of Neoliberalism ». Il s’agit d’une version traduite de mon texte qui avait remporté le prix de l’essai étudiant de l’Association canadienne d’études cinématographiques en 2018.

 

Deux dates :

le vendredi, 29 novembre

de 16h à 18h

GEM Lab, Université Concordia

1250 rue Guy, #FB 630.15

 

le samedi, 30 novembre

de 16h à 18h

L’Euguélionne, librairie féministe

1426 rue Beaudry

 

Résumé :

A critique and excavation of sexual confession as the key ritual of twenty-first-century moving image culture, from the banal to the forbidden.

In the postwar decades, sexual revolutions – first women’s suffrage, flappers, Prohibition, and Mae West; later Alfred Kinsey, Hugh Hefner, and the pill – altered the lifestyles and desires of generations. Since the 1990s, the internet and its cataclysmic cultural and social technological shifts have unleashed a third sexual revolution, crystallized in the acts and rituals of confession that are a staple of our twenty-first-century lives.

In I Confess!, a collection of thirty original essays, leading international scholars such as Ken Plummer, Susanna Paasonen, Tom Roach, and Shohini Ghosh explore the ideas of confession and sexuality in moving image arts and media, mostly in the Global North, over the last quarter century. Through self-referencing or autobiographical stories, testimonies, and performances, and through rigorously scrutinized case studies of « gay for pay, » gaming, camming, YouTube uploads, and the films Tarnation and Nymph()maniac, the contributors describe a spectrum of identities, desires, and related representational practices. Together these desires and practices shape how we see, construct, and live our identities within this third sexual revolution, embodying both its ominous implications of surveillance and control and its utopian glimmers of community and liberation.

Inspired by theorists from Michel Foucault and Gilles Deleuze to Gayle Rubin and José Esteban Muñoz, I Confess! reflects an extraordinary, paradigm-shifting proliferation of first-person voices and imagery produced during the third sexual revolution, from the eve of the internet to today.

Thanatomorphose et Les nouveaux territoires du cinéma québécois (24 images)

Thanatomorphose (2012) a l’honneur de se retrouver dans la liste compilée par la revue 24 images des 65 films québécois qu’il faut avoir vu entre 2012 et 2019.

La liste mélange fiction, documentaire, animation et expérimental. Elle réunit des oeuvres de cinéastes aux univers aussi différents que Xavier Dolan, André Forcier, Sophie Bédard-Marcotte et Chloé Robichaud.

Une belle lecture d’été !

 

24 images : La sériephilie. Le futur du cinéma (no. 190, mars 2019)

J’ai eu le plaisir de contribuer au plus récent numéro de la revue du cinéma 24 images avec deux textes sur les séries américaines The Deuce et Masters of Sex.

Je suis particulièrement fier du papier sur The Deuce où je contextualise l’émission dans la grande Histoire du cinéma pornographique américain (celui de la côte est concentré à New York).

Un immense merci aux directeurs du numéro Céline Gobert et Bruno Dequen pour cette belle invitation.

Le sommaire du numéro est disponible ici.

Le numéro est disponible dans toutes les bonnes tabagies et librairies !

 

«Le corps souillé»: de la porno et du «gore»

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Superbe entretien avec Natalia Wysocka dans Le Devoir ce matin !

L’article complet ici.

Voici un magnifique extrait de la critique :

« Éric Falardeau est un cinéaste et un cinéphile passionnés. Avec Le corps souillé. Gore, pornographie et fluides corporels, l’auteur et enseignant montréalais traduit cet amour infini qu’il porte au X et à l’horrifique. Simplement, directement, il aborde, notamment, la question des métamorphoses au grand écran. Il revient aussi sur ce qui est communément considéré comme l’âge d’or du cinéma porno, dans les années 1970, sur l’importance qu’aura eue le Deep Throat de Damiano, sur le soutien qu’auront apporté au film des stars comme Jack Nicholson — et que l’on ne reverrait plus aujourd’hui. Curieux et cultivé, il déniche des oeuvres moins connues du grand public, comme Society de Brian Yuzna, pour montrer comment « un seul plan peut résumer les enjeux de toute une filmographie ». S’éloignant des discours alarmistes, sans toutefois nier les effets dérivés propres à ces genres, il décortique les codes, les met en contexte, les explique. Se concentrant principalement sur le septième art international (avec des mentions aux oeuvres gore d’ici, telles Turbo Kid, de RKSS, ou le cinéma de Karim Hussain), Éric Falardeau signe un essai concis qui donne envie de découvrir ou de revisiter de nombreux titres qui y sont compris. »