» Distillée sur le temps long, les changements étant évolutifs et progressifs, on la découvre avec horreur… ou excitation ? Ce n’est pas pour rien si, dans son ouvrage Le Corps souillé : gore, pornographie et fluides corporels(2019), Éric Falardeau – aussi réalisateur du dément Thanatomorphose (2012), un des classiques français du genre – rapproche l’un de l’autre, le gore et la pornographie, les deux genres étant tout aussi violents.
Les corps se trouvent alors caressés, exhibés, mais aussi pénétrés ou blessés, rendant la découverte de ces images particulièrement éprouvante. D’autant qu’une des particularités du body horror est, par l’utilisation inlassable du zoom, de diriger notre regard vers ces blessures béantes qui se forment autant dans le corps que dans l’âme. «
COLLECTIF, CHARLOTTE BRADY-SAVIGNAC, ANDRÉ HABIB, LOUIS PELLETIER, JEAN-PIERRE SIROIS-TRAHAN AVEC LES CONTRIBUTIONS DE CLARA AUCLAIR, JANET BERGSTROM, AMANDINE D’AZEVEDO, SIMON DANIELLOU, ÉRIC FALARDEAU, TÉRÉSA FAUCON, SIMON LAPERRIÈRE, DIMITRIOS LATSIS, ALICE MICHAUD-LAPOINTE, ANNE-MARIE MALTHÊTE-QUÉVRAIN, FRÉDÉRIC ROLLAND, FRÉDÉRIC TABET ET LAURENT VÉRAY.
L’histoire du cinéma n’existerait pas sans les collectionneurs. Que ce soit par leur travail de collecte pionnier ou par leur défense passionnée de pans oubliés de la production cinématographique mondiale, leur influence durable se fait sentir tant sur le terrain que par leurs méthodes pour appréhender l’histoire des images animées. Leur contribution est toutefois restée dans l’ombre des travaux menés dans les institutions universitaires et archivistiques jusqu’à ce qu’un intérêt nouveau pour les questions relatives aux archives, à l’archéologie des médias et à l’histoire des techniques jette la lumière sur l’importance de leurs activités.
Cet ouvrage, qui réunit universitaires, collectionneurs, cinéastes, conservateurs et archivistes internationaux, permet de mieux comprendre l’apport unique des collectionneurs à l’esthétique et à l’histoire du cinéma, ainsi que de réfléchir aux questions d’ordre épistémologique et historiographique liées à la constitution, à la conservation et à l’usage de collections. En provoquant un dialogue entre des milieux qui ont bien souvent entretenu des rapports complexes et parfois tendus, il a la modeste ambition de proposer un champ de réflexion nouveau et un réel défi à l’histoire, tant pour les personnes que les institutions impliquées dans le monde du septième art.
Animée par la professeure titulaire au département de sexologie de l’UQAM, Julie Lavigne, une discussion avec Éric Falardeau et Bruce LaBruce sur l’érotisme et la pornographie dans une perspective d’auteur. Dans leurs œuvres, la représentation frontale de la sexualité est-elle un geste politique? Esthétique? Ludique?
Hosted by Professor Julie Lavigne from the sexology department at UQAM, Éric Falardeau and Bruce LaBruce will discuss eroticism and pornography from an auteur perspective. Is the explicit representation of sex in their work a political gesture? Aesthetic? Or playful?
Parmi celles-ci, une discussion entre l’iconoclaste auteur et la punaise de lit du cinéma québécois qui sera précédée d’une chaude projection le 12 octobre 2022. Après Berlin, Anvers, et d’autres villes européennes, ce sera enfin l’occasion de voir en salle mon moyen métrage The Thing From The Lake réalisé pour Adult Time (format DCP), en programme double avec un court métrage de LaBruce tourné pour Le studio d’Erika Lust.
92’ 09/06 czwartek godz 15:00, sala Ingrid 11/06 sobota godz 19:30, sala Pola
Rytuały
Czym byłby seks bez rytuałów i czym byłyby rytuały pozbawione seksu? Interpretacyjne ścieżki wydają się już dawno przetarte: magia i mrok powinny kapać z każdego filmu niczym wosk na skórę uwięzionej przez wiedźmy ofiary. Jednak spróbujmy poszerzyć nieznacznie logikę rytuału, bo tak jak seksualność bywa nieprzewidywalna i zróżnicowana podobnie bywa z rytuałem. Zobaczmy, jak grać z konwencją rytuału i jak odnieść się do rytualnej kliszy określającej czym jest rytuał. Zapraszamy na wcale nie mroczną podróż przez fascynujący świat obrzędów, gier, powtarzalnych czynności, a nawet zapasów w ringu. Bo właściwie każdy rytuał jest istotny, jeśli tylko przybliża nam siebie samych i zaspokaja nasze pragnienia.
Asmodeus
Eric Falardeau Kanada 2021, 11’ Autoportret współczesnej męskości w okultystyczno-halucynacyjnej poetyce. Taśma 8 mm i dużo odwołań do amerykańskiego kina eksperymentalnego.
Fucking Freaks Club
Nour Beetch Lisa Lapierre Belgia 2021, 18’ Queerowy rytuał postporn, w którym dwie osoby odkrywają swoje niebinarne ja, aby pokonać strach.
Na – Da
AntiGonna Ukraina 2018, 11’ Dzikie, ukraińskie, karpackie pustkowie. W pasterskim szałasie budzą się żywioły.
Trimming the wick
Jo Pollux Niemcy 2018, 6’ Klasyczny rytuał BDSM: światło i mrok, gorący wosk i składanie ofiary.
Pleśń
Keymo Polska 2022, 8’ Odwieczny rytualny taniec Erosa i Tanatosa. Najnowszy film polskiej undergroundowej artystki, Keymo.
Wrestling Blues
Yarli Allison Hongkong / W.Brytania 2019, 6’ Czy ring zapaśniczy może być przestrzenią badającą funkcjonowanie umysłu, a walka w nim rytuałem samopoznania?
Descent
Iztok Klacar Słowenia 2020, 6’ Descent pokazuje, że niektóre rytuały są bardzo osobiste i mają głęboko transformującą moc.
B – Therapy
Nat Portnoy Holandia 2020,8’ Performance Nat Portnoy opowiadający o opresji i stygmatyzacji kobiecego ciała.
Sperm Obsession
Klaudia Prabucka & Piotr Michalski Polska 2021,6’ Kompulsywne czynności to też rytuały. Bohaterka filmu obsesyjnie kolekcjonująca spermę przypadkowych kochanków trafia na dylemat, którego rozwiązanie nie jest proste.
Intoxicate Yourself
Pollux & Meow Meow Niemcy 2018, 6’ Dekadencka i zmysłowa opowieść inspirowana poezją Charlesa Baudelaire’a.
Gadania po Klitory
AntiGonna Ukraina 2018, 6’ Ukraińska artystka AntiGonna zaprasza nas do świata hipnotycznego doświadczenia.
Sur la route de l’horreur reçoit Éric Falardeau, cinéaste, conférencier, auteur et enseignant. Éric a été le commissaire de l’exposition Secrets et Illusions, la magie des effets spéciaux (Cinémathèque québécoise, avril 2013 à avril 2018). On lui doit plusieurs ouvrages sur le corps au cinéma et les effets spéciaux, ainsi qu’un grand nombre de conférences sur l’érotisme et la pornographie. Également musicien, il a aussi tourné des clips vidéo. Ses films courts ont été projetés dans une multitude de festivals à travers le monde, où ils ont récolté de nombreux prix. Parmi ceux-ci, l’étonnant film d’animation Crépuscule, le référentiel et cinéphilique La petite mort, le traumatique Coming home ou bien le de palmien Elégie nocturne. Son premier long-métrage, Thanatomorphose, un film extrême mais d’une étrange beauté sur la lente décomposition physique d’une jeune femme vivante, est sorti sur les écrans en 2012 et est de puis distribué dans une dizaine de pays. Mondialement reconnu, Eric Falardeau est ainsi devenu le cinéaste de genre québécois le plus important de sa génération.
SMUT est un festival de films porno. Les films au programme peuvent être inclusifs, inspirés, artistiques, pleins d’esprit, avant-gardistes, respectueux et/ou adaptés aux femmes, dans presque tous les cas, ils sont du vrai PORN. Pour l’auditeur extrêmement pauvre : oui, il y a beaucoup de sexe dedans. Pour ceux qui ne l’ont pas encore compris: nous ne traitons pas de films de rendez-vous soft-érotiques, genre Fifty Shades of Grey. Il y a des bites raides, des chats mouillés et donc vraiment beaucoup de sexe. (Cette clause de non-responsabilité vous a été présentée par le Kijkwijzer.)
OÙ Toutes les projections de films et les conférences ont lieu au De Studio / De Cinema, Maarschalk Gérardstraat 4, 2000 Anvers.
QUAND SMUT démarre le vendredi 22 avril avec un programme de soirée gémissante. Les samedi 23 et dimanche 24 avril vous seront présentés une dizaine de projections de films et quelques conférences. Et le samedi soir, il y a aussi une fête excitante : Drag Me To Hell.
QUI A TUÉ MARIE-JOSÉE? : un ‘true crime’ sur le meurtre sordide d’une top-modèle québécoise
Une série documentaire originale Crave disponible en français dès le 10 novembre 2021 et prochainement en version originale sous-titrée en anglais
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Dès le mercredi 10 novembre, Crave propose à ses abonnés QUI A TUÉ MARIE-JOSÉE?, une série documentaire sur le meurtre de la mannequin Marie-Josée St-Antoine. Au sommet de sa gloire, la jeune femme est retrouvée morte en 1982 à Manhattan. 40 ans plus tard, une équipe retourne sur les traces de cette affaire nébuleuse pour comprendre ce qui s’est passé.
QUI A TUÉ MARIE-JOSÉE? est une série originale Crave. La série documentaire de trois épisodes de 60 minutes est réalisée par Jean-François Poisson (LÉO-PAUL DION : CONFESSIONS D’UN TUEUR). Elle est produite par Attraction Images en collaboration avec Bell Média. Tous les épisodes sont disponibles en rafale dès le mercredi 10 novembre et bientôt en version originale sous-titrée en anglais.