Asmodeus – Post Pxrn Film Festival Warsaw

92’
09/06 czwartek godz 15:00, sala Ingrid
11/06 sobota godz 19:30, sala Pola

Rytuały

Czym byłby seks bez rytuałów i czym byłyby rytuały pozbawione seksu? Interpretacyjne ścieżki wydają się już dawno przetarte: magia i mrok powinny kapać z każdego filmu niczym wosk na skórę uwięzionej przez wiedźmy ofiary. Jednak spróbujmy poszerzyć nieznacznie logikę rytuału, bo tak jak seksualność bywa nieprzewidywalna i zróżnicowana podobnie bywa z rytuałem. Zobaczmy, jak grać z konwencją rytuału i jak odnieść się do rytualnej kliszy określającej czym jest rytuał. Zapraszamy na wcale nie mroczną podróż przez fascynujący świat obrzędów, gier, powtarzalnych czynności, a nawet zapasów w ringu. Bo właściwie każdy rytuał jest istotny, jeśli tylko przybliża nam siebie samych i zaspokaja nasze pragnienia.

Asmodeus

Eric Falardeau
Kanada 2021, 11’
Autoportret współczesnej męskości w okultystyczno-halucynacyjnej poetyce. Taśma 8 mm i dużo odwołań do amerykańskiego kina eksperymentalnego.

Fucking Freaks Club

Nour Beetch Lisa Lapierre
Belgia 2021, 18’
Queerowy rytuał postporn, w którym dwie osoby odkrywają swoje niebinarne ja, aby pokonać strach.

Na – Da

AntiGonna
Ukraina 2018, 11’
Dzikie, ukraińskie, karpackie pustkowie. W pasterskim szałasie budzą się żywioły.

Trimming the wick

Jo Pollux
Niemcy 2018, 6’
Klasyczny rytuał BDSM: światło i mrok, gorący wosk i składanie ofiary.

Pleśń

Keymo
Polska 2022, 8’
Odwieczny rytualny taniec Erosa i Tanatosa. Najnowszy film polskiej undergroundowej artystki, Keymo.

Wrestling Blues

Yarli Allison
Hongkong / W.Brytania 2019, 6’
Czy ring zapaśniczy może być przestrzenią badającą funkcjonowanie umysłu, a walka w nim rytuałem samopoznania?

Descent

Iztok Klacar
Słowenia 2020, 6’
Descent pokazuje, że niektóre rytuały są bardzo osobiste i mają głęboko transformującą moc.

B – Therapy

Nat Portnoy
Holandia 2020,8’
Performance Nat Portnoy opowiadający o opresji i stygmatyzacji kobiecego ciała.

Sperm Obsession

Klaudia Prabucka & Piotr Michalski
Polska 2021,6’
Kompulsywne czynności to też rytuały. Bohaterka filmu obsesyjnie kolekcjonująca spermę przypadkowych kochanków trafia na dylemat, którego rozwiązanie nie jest proste.

Intoxicate Yourself

Pollux & Meow Meow
Niemcy 2018, 6’
Dekadencka i zmysłowa opowieść inspirowana poezją Charlesa Baudelaire’a.

Gadania po Klitory

AntiGonna
Ukraina 2018, 6’
Ukraińska artystka AntiGonna zaprasza nas do świata hipnotycznego doświadczenia.

https://kinomuranow.pl/festiwale-i-przeglady/post-pxrn-film-festival-warsaw-7-12-czerwca-2022

Sur la route de l’horreur Ep. 49

Sur la route de l’horreur reçoit Éric Falardeau, cinéaste, conférencier, auteur et enseignant. Éric a été le commissaire de l’exposition Secrets et Illusions, la magie des effets spéciaux (Cinémathèque québécoise, avril 2013 à avril 2018). On lui doit plusieurs ouvrages sur le corps au cinéma et les effets spéciaux, ainsi qu’un grand nombre de conférences sur l’érotisme et la pornographie. Également musicien, il a aussi tourné des clips vidéo. Ses films courts ont été projetés dans une multitude de festivals à travers le monde, où ils ont récolté de nombreux prix. Parmi ceux-ci, l’étonnant film d’animation Crépuscule, le référentiel et cinéphilique La petite mort, le traumatique Coming home ou bien le de palmien Elégie nocturne. Son premier long-métrage, Thanatomorphose, un film extrême mais d’une étrange beauté sur la lente décomposition physique d’une jeune femme vivante, est sorti sur les écrans en 2012 et est de puis distribué dans une dizaine de pays. Mondialement reconnu, Eric Falardeau est ainsi devenu le cinéaste de genre québécois le plus important de sa génération.

Smut.be (Antwerp, Belgium)

(Projections en présence du scénariste et réalisateur Éric Falardeau)

Asmodeus : https://www.destudio.com/nl/project/its-art-jim

The Thing From the Lake: https://www.destudio.com/nl/project/myths-and-monsters-woods

SMUT est un festival de films porno. Les films au programme peuvent être inclusifs, inspirés, artistiques, pleins d’esprit, avant-gardistes, respectueux et/ou adaptés aux femmes, dans presque tous les cas, ils sont du vrai PORN. Pour l’auditeur extrêmement pauvre : oui, il y a beaucoup de sexe dedans. Pour ceux qui ne l’ont pas encore compris: nous ne traitons pas de films de rendez-vous soft-érotiques, genre Fifty Shades of Grey. Il y a des bites raides, des chats mouillés et donc vraiment beaucoup de sexe. (Cette clause de non-responsabilité vous a été présentée par le Kijkwijzer.)


Toutes les projections de films et les conférences ont lieu au De Studio / De Cinema, Maarschalk Gérardstraat 4, 2000 Anvers.

QUAND
SMUT démarre le vendredi 22 avril avec un programme de soirée gémissante. Les samedi 23 et dimanche 24 avril vous seront présentés une dizaine de projections de films et quelques conférences. Et le samedi soir, il y a aussi une fête excitante : Drag Me To Hell.

BILLETS
7 euros pour chaque projection de film.

Qui a tué Marie-Josée?

QUI A TUÉ MARIE-JOSÉE? : un ‘true crime’ sur le meurtre sordide d’une top-modèle québécoise

Une série documentaire originale Crave disponible en français dès le 10 novembre 2021 et prochainement en version originale sous-titrée en anglais

Dès le mercredi 10 novembre, Crave propose à ses abonnés QUI A TUÉ MARIE-JOSÉE?, une série documentaire sur le meurtre de la mannequin Marie-Josée St-Antoine. Au sommet de sa gloire, la jeune femme est retrouvée morte en 1982 à Manhattan. 40 ans plus tard, une équipe retourne sur les traces de cette affaire nébuleuse pour comprendre ce qui s’est passé.

QUI A TUÉ MARIE-JOSÉE? est une série originale Crave. La série documentaire de trois épisodes de 60 minutes est réalisée par Jean-François Poisson (LÉO-PAUL DION : CONFESSIONS D’UN TUEUR). Elle est produite par Attraction Images en collaboration avec Bell Média. Tous les épisodes sont disponibles en rafale dès le mercredi 10 novembre et bientôt en version originale sous-titrée en anglais.

Bande-annonce : https://www.facebook.com/watch/?v=246554354161136

Crave.ca.

Porn Film Festival Berlin 21

Myths and Monsters in the Woods Porn Shorts

« Creative pornography interprets genre cinema, and that includes dark stories of monsters and horror. Cinema has taught us that monsters live in the dark of the woods, and the monsters of this program are awakening our desires. Four scary shorts take us into the forest to get us in the mood for “The Thing From the Lake”.

In this B movie horror porn a scientist is researching strange natural phenomena in a swamp. Her exploratory urge is awakened when she sees a naked man that is seduced by a mysterious woman. What is the secret of the beguiling creature that came from the depth of a lake and seems to breathe through gills? The scientist can‘t help but follow her curiosity – and her lust! »

A Sunday Hike, Saira Barbaric & Alistair Fyrn, US 2017, 13 min, no dialogue
Ichor, X RAZMA, US 2021, 10 min, no dialogue
Possession, altSHIFT, UK / ES / NL 2020, 9 min, engl. OV + engl. UT
La Belle et la Bête (Beauty and the Beast), Mathieu Morel, FR 2021,13 min, franz. OV + engl. UT
The Thing from the Lake, Éric Falardeau, CA 2019, 43 min, engl. OV

https://pornfilmfestivalberlin.de/en/
https://pornfilmfestivalberlin.de/en/film-2021/myths-and-monsters-in-the-woods-porn-shorts

24 images : Sexe – Pour un cinéma subversif (No. 196)

Je suis particulièrement fier d’avoir contribué au plus récent numéro de la revue de cinéma 24 images avec un texte historique sur le cinéma pornographique (« Kaléidoscope pornographique ») et une entrevue avec Bree Mills, l’une des cinéastes les plus influentes en ce moment.

J’ai également rédigé trois courts textes pour la section « Index » sur les films The Devil in Miss Jones (Gerard Damiano, 1973), 9 Songs (Michael Winterbottom, 2005) et The Raspberry Reich (Bruce LaBruce, 2004).

La notice sur le film de Damiano est en ligne ici.

Voici le texte :
THE DEVIL IN MISS JONES
Gerard Damiano / États-Unis / 1973
Justine, trentenaire vierge lasse de l’existence, se suicide. Malgré une vie exemplaire, ce péché lui vaut d’être envoyée en enfer où, dépitée, elle formule au diable une dernière requête : tant qu’à subir la damnation éternelle, autant avoir connu les plaisirs de la chair ! The Devil in Miss Jones est un des classiques de l’âge d’or du cinéma pornographique. Inspiré de Huis Clos de Jean-Paul Sartre, le film détonne par sa vision plutôt sombre du désir et de la sexualité. Si l’œuvre répond en grande partie aux horizons d’attente du spectateur, elle se distingue par la performance endiablée de Georgina Spelvin ainsi que par la réalisation austère de la scène du suicide inaugural, l’une des plus troublantes jamais filmées. Damiano distille un imaginaire judéo-chrétien empreint de culpabilité et de fatalisme qui élève le genre, et un malaise existentiel se dégage de l’ensemble, appuyé par des décors minimalistes, des dialogues dépouillés et la musique mélancolique d’Alden Shuman. – Éric Falardeau

Le numéro est disponible dans toutes les bonnes tabagies et librairies !

Bonne lecture !

CINÉMANIAK : « 5 FILMS D’HORREUR QUÉBÉCOIS À SE TAPER AVANT LE 31 »

« Ce huit clos perturbant, nauséabond, à la limite du soutenable, se veut également une oeuvre beaucoup plus profonde que son histoire minimaliste et ses trainées de chair putréfiées ne puissent laisser croire. Éric Falardeau, auteur de l’ouvrage Le corps souillé : gore, pornographie et fluides corporels (2019), nous offre ici un film à la hauteur des éléments dits « underground  » explorés dans son ouvrage en question, et nous expose à sa capacité de les intellectualiser. Les effets spéciaux impressionnants de David Scheffer  et Rémy Couture fascinent presqu’autant qu’ils nous mettent mal à l’aise. Une lente descente aux enfers psychologique et viscérale, à ne regarder qu’après le souper d’Halloween, mais avant les bières décompressantes. »

À lire ici :

La faim, la tristesse ou l’amour ?

Mention de mon dernier essai « Le corps souillé : Gore, pornographie et fluides corporels » sur le blog Les 400 culs du quotidien français Libération !

Le livre est toujours disponible en librairie ou sur commande au Québec ainsi qu’en Europe.

« Pour le chercheur Éric Falardeau, auteur d’un essai sur le gore et sur le porno (Le corps souillé), le plaisir esthétique éprouvé face au gros plan sur un visage relève presque de l’épiphanie : c’est une apparition. Cette apparition ne prend sens, d’ailleurs, qu’au moment même où l’image du visage disparaît, remplacée par l’image d’un couteau qui s’abat (ou d’un pénis qui entre) pour «déchirer la chair» et, ce faisant, «donner à voir le contrechamp de ce regard.» »

La suite ici :

http://sexes.blogs.liberation.fr/2020/06/17/la-faim-la-tristesse-ou-lamour/