Une pinte de science

C’est avec grand plaisir que je participerai mardi le 21 mai 2019 à 19h au panel Pornographie : nos désirs sous influence dans le cadre de la nouvelle édition de l’événement national Une pinte de science !

L’événement se déroule sur 3 jours dans les bars de 25 villes canadiennes.

La conférence se tiendra au Pub l’Île Noire à Montréal (1649 Rue Saint-Denis).

Je présenterai une courte communication de 20 minutes intitulée De quelle (s) pornographie (s) parlons-nous ? Panorama d’un genre « honteux ».

Voici le résumé :

« Lorsque les médias généralistes abordent la pornographie, ils réfèrent implicitement à celle tournée par et pour un public hétérosexuel. Mais devant l’éclectisme de la production, les nombreux publics et les modes de distribution variés, une question s’impose pour mieux comprendre le genre, ses effets et son intérêt : de quelle pornographie parlons-nous ? »

Une Pinte de science « est une organisation à but non lucratif qui amène quelques brillants scientifiques dans un bar près de chez vous pour discuter de leurs dernières recherches et découvertes avec le public. Vous n’avez besoin d’aucune connaissance préalable, et c’est l’occasion de rencontrer les responsables de l’avenir de la science (et de prendre une pinte avec eux). Notre festival se déroule sur quelques jours au mois de mai chaque année, mais nous organisons parfois quelques événements exceptionnels en dehors des dates officielles du festival. »

Au plaisir de vous y voir… avec une pinte pour la science !

« Fluide comme Éric Falardeau »

« Éric Falardeau peut avoir l’air d’un cas à part dans le milieu du cinéma au Québec, lui qui navigue entre la réalisation, l’écriture et l’enseignement. La raison, sa curiosité maladive et son intérêt pointu pour les courants marginaux qui constituent aux yeux de plusieurs le côté plus scabreux de l’univers du septième art. La spécialité d’Éric Falardeau, c’est l’horreur, les effets spéciaux, l’érotisme, la porno et… les fluides. C’est d’ailleurs ce dernier élément qui pique aujourd’hui notre curiosité, car il est au cœur de son nouvel essai intitulé Le Corps souillé : gore, pornographie et fluides corporels, un livre paru récemment aux éditions L’instant même dans la collection « L’instant ciné ». Entrevue avec un passionné d’un cinéma de l’extrême. »

Cliquez ici pour lire la suite de ce fluide entretien avec Pierre Blais !

Penser l’érobotique : regard transdisciplinaire sur la robotique sexuelle

Du jeudi 30 au vendredi 31 mai 2019, je participerai à titre de chercheur en porn studies au panel Penser l’érotique : regard transdiciplinaire sur la robotique sexuelle.

Ce colloque est organisé par les chercheurs Dave Anctil (Collège Jean-de-Brébeuf) et Simon Dubé (Université Concordia) dans le cadre du prochain rassemblement de l’ACFAS qui se tiendra à l’Université du Québec en Outaouais.

J’y présenterai une communication intitulée Automatic Lovers: pornographie, réalité virtuelle et jouets connectés :

« La pornographie en réalité virtuelle embrasse pleinement la « tactilité » du dispositif avec le développement d’une myriade de jouets sexuels (inter)connectés et reliés à des avatars numériques. Les progrès technologiques dans l’immersion, telle qu’appliquée aux industries du divertissement pour adultes, créent de nouveaux modes de consommation des images. Cet espace inédit de perception n’est plus uniquement celui des sens, mais celui du fantasme matérialisé. Les affects ne sont plus que visuels, ils sont aussi physiques. Les jouets sexuels connectés sont à la fois interface, virtualité et sensations.

Cette communication propose de questionner l’apport de ces technologies disruptives en s’appuyant sur le cadre théorique de porn studies. À travers son dispositif et son esthétique, la réalité virtuelle pose la question du spectateur-utilisateur et de son rapport à la réalité. Nous ancrerons notre analyse sur un cas spécifique : le portail BlowCast, une plateforme payante qui offre des vidéos-simulations de sexe oral par des hommes ou des femmes, amateurs ou professionnels, connectées à des jouets sexuels connectés. Cet exemple nous permettra d’aborder des sujets tels que les limites de la corporalité, les relations entre l’être humain et la machine, les frontières entre le biologique et le numérique ainsi que celles entre la réalité et le fantasme. »

Au plaisir de vous y croiser !

24 images : La sériephilie. Le futur du cinéma (no. 190, mars 2019)

J’ai eu le plaisir de contribuer au plus récent numéro de la revue du cinéma 24 images avec deux textes sur les séries américaines The Deuce et Masters of Sex.

Je suis particulièrement fier du papier sur The Deuce où je contextualise l’émission dans la grande Histoire du cinéma pornographique américain (celui de la côte est concentré à New York).

Un immense merci aux directeurs du numéro Céline Gobert et Bruno Dequen pour cette belle invitation.

Le sommaire du numéro est disponible ici.

Le numéro est disponible dans toutes les bonnes tabagies et librairies !

 

«Le corps souillé»: de la porno et du «gore»

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Superbe entretien avec Natalia Wysocka dans Le Devoir ce matin !

L’article complet ici.

Voici un magnifique extrait de la critique :

« Éric Falardeau est un cinéaste et un cinéphile passionnés. Avec Le corps souillé. Gore, pornographie et fluides corporels, l’auteur et enseignant montréalais traduit cet amour infini qu’il porte au X et à l’horrifique. Simplement, directement, il aborde, notamment, la question des métamorphoses au grand écran. Il revient aussi sur ce qui est communément considéré comme l’âge d’or du cinéma porno, dans les années 1970, sur l’importance qu’aura eue le Deep Throat de Damiano, sur le soutien qu’auront apporté au film des stars comme Jack Nicholson — et que l’on ne reverrait plus aujourd’hui. Curieux et cultivé, il déniche des oeuvres moins connues du grand public, comme Society de Brian Yuzna, pour montrer comment « un seul plan peut résumer les enjeux de toute une filmographie ». S’éloignant des discours alarmistes, sans toutefois nier les effets dérivés propres à ces genres, il décortique les codes, les met en contexte, les explique. Se concentrant principalement sur le septième art international (avec des mentions aux oeuvres gore d’ici, telles Turbo Kid, de RKSS, ou le cinéma de Karim Hussain), Éric Falardeau signe un essai concis qui donne envie de découvrir ou de revisiter de nombreux titres qui y sont compris. »

« To Strip and to Tease: Archives and Concealment in Found Footage Pornography »

FFM#5

C’est toujours un privilège, que dis-je, un honneur, de collaborer avec des personnes brillantes !

Cette fois-ci, c’est avec Annaëlle Winnand que j’ai eu le plaisir d’écrire un court essai à propos de found footage, de pornographie, d’archives et de… strip tease pour le dernier numéro de la superbe revue Found Footage Magazine !

Strip and Tease

Voici le résumé de notre texte :

 »Pornography has a specific place in experimental found footage filmmaking. Not only are its pleasurable images used as commentaries ranging from social critique to outright humor or as an aesthetic exercise, but also because porn’s body of work constitutes an extensive resource for filmmakers to dig from. Crisscrossing medium, aesthetic style and types of production, the genre has been constantly diversifying itself. More recently, porn images, both amateur and mainstream, have been multiplying through new technologies and online platforms. As a raw filmic and videographic material, it is therefore a fertile ground, allowing multiple stories to be told. What interests us here is precisely this extensive body of work, often called the porn archives, and its translation into found footage filmmakers’ works. »

L’article est inclus dans un dossier intitulé  »Dirty Movies and Second Hand Poetics » (coordonné par André Habib, Université de Montréal).

Pour un résumé du numéro et de quelques-uns des articles, cliquez ici.

Et c’est ici pour commander les numéros de Found Footage Magazine.

Bonne lecture !

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