Réalité(s)? | Soirée courts à la Cinémathèque québécoise

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Soudain, la télévision grésille et la lumière frétille dans vos oreilles. Le temps se dilate. Votre vision se trouble. La confusion s’insinue dans votre tête. Est-ce bien réel ? Ca y est, vous y êtes, il ne vous reste plus qu’à pénétrer dans les mondes de l’étrange.

RÉALITÉ(S)? est une programmation de 5 courts-métrages sur le thème de l’étrange orchestrée par Les Films du 3 mars et SPIRA.

Nous vous invitons à prendre part à cette expérience cinématographique le JEUDI 19 SEPTEMBRE à 20H30 à la Cinémathèque québécoise !

▶ BILLETS : bientôt en vente

▶ PROGRAMMATION (86 minutes) :

🦇 ACADANIA
Documentaire | 10 min | 2019 | Québec, Canada
Sans dialogue
Réalisation : Guillaume Fournier, Samuel Matteau, Yannick Nolin Production : Jean-Pierre Vézina (Kinomada) | Distribution : Spira
Scénario : Guillaume Fournier | Direction photo : Yannick Nolin Montage : Samuel Matteau | Montage sonore : Mathieu Robineau Mixage sonore : Luc Léger / ONF | Musique : Mathieu Cantin, Samuel Matteau, Mathieu Robineau

Synopsis : Mai 2017. La ville de Pont Breaux, en Louisiane, est le théâtre du festival de l’écrevisse. C’est un jour comme les autres, en Amérique.

🦇 LOST PARADISE LOST
Fiction | 24 min | 2017 | Québec, Canada
Langues : français, anglais | Sous-titres : anglais
Réalisation : Yan Giroux | Production : Annick Blanc (Midi La nuit)
Distribution : Les Films du 3 Mars
Interprètes : Ève Duranceau, William Pelletier | Scénario : Guillaume Corbeil, Yan Giroux
Direction photo : Olivier Laberge | Direction artistique : Geneviève Huot | Montage : Yan Giroux | Montage sonore : Marie-Pierre Grenier Mixage sonore : Jean Paul Vialard | Musique : Marie-Hélène L. Delorme Prise de son : Laurent Ouelette

Synopsis : Prisonniers de leur quotidien technologique, Julie et Victor sont déçus par leurs semblables. Ils tombent par hasard sur un rassemblement de gens mystérieux qui les accueille et leur donne un rôle prêt à porter.

🦇 CRÉPUSCULE
Animation | 20 min | 2011 | Québec, Canada
Sans dialogue
Réalisation et scénario : Eric Falardeau | Production : Eric Falardeau (Les Films de l’Autre) | Distribution : Les Films du 3 Mars
Voix : Miguel Doucet, Marie-Hélène Gosselin | Animation : Simon Beaupré, Pierre M. Trudeau | Direction photo et montage : Éric Falardeau | Direction artistique : Claire Brognez, Lisa Smith
Son : Julia Innes | Musique : Charles Maheu | Compositeur effets numériques : Guillaume Chassé

Synopsis : Crépuscule est un court-métrage d’animation image par image (stop motion) poéticogore largement inspiré par le butô japonais. Il raconte l’histoire d’un groupe de créatures qui vivent en symbiose avec leur environnement. L’arrivée d’un couple d’êtres humains brisera leur existence à jamais.

🦇 BEURRE NOIR
Fiction | 20 min | 2017 | France/Québec, Canada
Langue : français
Scénario et réalisation : Jimmy G. Pettigrew | Production : Émilie Moreault, Samuel Prat (Association Off), Catherine Benoît (Spira) Distribution : Spira
Interprètes : Jean-Gabriel Nordmann, Ingrid Luley, Franc Bruneau | Direction photo : Yann Maritaud | Direction artistique : Maxence Debacker, Stéphanie Letarte, David Pleau Montage : Jimmy G. Pettigrew | Montage sonore : Mathieu Campagna Musique : Antoine Binette Mercier

Synopsis : Un brocanteur de souvenirs est prisonnier à l’intérieur d’un triangle amoureux terriblement malsain. Il s’enfonce alors dans un monde fantasmatique pour fuir cette horrible réalité et il tentera de montrer enfin qui il est vraiment.

🦇 LA MALLETTE NOIRE
Fiction | 13 min | 2014 | Québec, Canada
Langue : cri | Sous-titres : français
Réalisation : Caroline Monnet, Daniel Watchorn | Production : Eric Cinq-Mars (DESC Images) | Distribution : Les Films du 3 Mars
Interprètes : Jasmyne Hébert, Estelle Richard, François Aubin | Scénario : Caroline Monnet, Daniel Watchorn Direction photo : Eric Cinq-Mars | Direction artistique : Léa Valerie Létourneau | Montage : Elisabeth Olga Tremblay | Montage sonore et musique : Frères Lumières | Prise de son : Stéphane Barsalou

Synopsis : Une nuit dans l’infirmerie d’un pensionnat pour enfants autochtones au Canada. Une fillette, un bébé qui hurle. Et les visites menaçantes de l’infirmière de garde et du médecin. Entre réalisme et cauchemar, une expérience traumatisante lors de leur séjour en quarantaine.

« Fluide comme Éric Falardeau »

« Éric Falardeau peut avoir l’air d’un cas à part dans le milieu du cinéma au Québec, lui qui navigue entre la réalisation, l’écriture et l’enseignement. La raison, sa curiosité maladive et son intérêt pointu pour les courants marginaux qui constituent aux yeux de plusieurs le côté plus scabreux de l’univers du septième art. La spécialité d’Éric Falardeau, c’est l’horreur, les effets spéciaux, l’érotisme, la porno et… les fluides. C’est d’ailleurs ce dernier élément qui pique aujourd’hui notre curiosité, car il est au cœur de son nouvel essai intitulé Le Corps souillé : gore, pornographie et fluides corporels, un livre paru récemment aux éditions L’instant même dans la collection « L’instant ciné ». Entrevue avec un passionné d’un cinéma de l’extrême. »

Cliquez ici pour lire la suite de ce fluide entretien avec Pierre Blais !

«Le corps souillé»: de la porno et du «gore»

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir

Superbe entretien avec Natalia Wysocka dans Le Devoir ce matin !

L’article complet ici.

Voici un magnifique extrait de la critique :

« Éric Falardeau est un cinéaste et un cinéphile passionnés. Avec Le corps souillé. Gore, pornographie et fluides corporels, l’auteur et enseignant montréalais traduit cet amour infini qu’il porte au X et à l’horrifique. Simplement, directement, il aborde, notamment, la question des métamorphoses au grand écran. Il revient aussi sur ce qui est communément considéré comme l’âge d’or du cinéma porno, dans les années 1970, sur l’importance qu’aura eue le Deep Throat de Damiano, sur le soutien qu’auront apporté au film des stars comme Jack Nicholson — et que l’on ne reverrait plus aujourd’hui. Curieux et cultivé, il déniche des oeuvres moins connues du grand public, comme Society de Brian Yuzna, pour montrer comment « un seul plan peut résumer les enjeux de toute une filmographie ». S’éloignant des discours alarmistes, sans toutefois nier les effets dérivés propres à ces genres, il décortique les codes, les met en contexte, les explique. Se concentrant principalement sur le septième art international (avec des mentions aux oeuvres gore d’ici, telles Turbo Kid, de RKSS, ou le cinéma de Karim Hussain), Éric Falardeau signe un essai concis qui donne envie de découvrir ou de revisiter de nombreux titres qui y sont compris. »